Tendre torture

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Rupture

Enfermé dans sa chambre, isolé du monde extérieur, Rasko ne sort que pour préparer sa soupe aux courgettes dans la cuisine collective et retourne par la suite à sa destinée, à la seule personne ayant pu cerner ses pensées. Grâce à elle, il vit merveilleusement sa mélancolie continuelle. Nikov pleurait en silence en voyant Rasko s’éloignait de lui. Il a toujours rêvé de l’avoir à ses côtés, sur son chaleureux lit, la source des inspirations à la fois intellectuelles et sensuelles.

Je contemplais leur cohésion de loin en priant pour que je puisse savourer, un jour, leurs délicieux échanges. Le mode de vie régnant dans la société ne me convenait plus. Il fallait que je sois insistant auprès de Nikov pour qu’il me fasse découvrir son monde captivant. Ce dernier a accepté péniblement à condition que je coupe le cordon avec ceux que j’ai tant aimés. C’est ainsi que la tendre torture a commencé.

J’ai demandé curieusement à Nikov de me raconter son histoire. Il a versé une larme et a dit :

« Je sentais la trahison en le voir s’inviter dans mon monde, le mien ! J’avais tout toléré au nom de l’amour, cette supercherie à laquelle l’autre monde ténébreux et conformiste croit bêtement. Comment ai-je pu m’écrouler devant lui ? Pourquoi suis-je devenu si faible en l’aimant ? Pourquoi s’est-il permis de franchir mon univers protégé, que personne n’ose y entrer ? Comment se fait-il que je ne voyais que lui dans ce monde ?

Mon ангел, Rasko, a répondu à toutes mes questions et m’a fait oublié définitivement le maudit défunt en m’ouvrant grand ses portes. Il m’a accueilli dans sa chambre où les paradoxes cohabitent, où les mélodies mélancoliques se mêlent aux danses toniques et réjouissantes. Notre première rencontre a été étrange. Elle coïncidait avec le passage à l’acte de mon cher partenaire. Je me rappelle précisément de ce jour comme si c’était hier.

Je descendais les escaliers qui mènent à la sortie de l’immeuble abandonné quand soudain, j’entendis un cri terrifiant provenant de la chambre 1013 dans laquelle résidait Marie la Sanglante. J’avais horreur de cette dame qui m’a fait tant souffrir. Après une longue hésitation, j’ai monté insensiblement les escaliers en direction de la chambre par curiosité. À la quatrième marche, mes regards croisèrent pour la première fois ceux de Rasko. Les expressions de son visage en disaient long sur son attitude fascinante. Je m’apprêtais à toucher ses mains couvertes de sang quand il me dit bravement : « J’ai enfoncé la hache dans le cou de Marie. » Ces paroles m’ont réjouit l’esprit. J’ai pris subitement Rasko dans mes bras en lui chuchotant :

I evoke your face
And call out your name
As though its letters were tattooed
Upon my lips with a poison

J’attendais impatiemment cette rencontre qui a représenté une délivrance pour mon âme si misérable. Il fallait que je sente l’odeur du sang voluptueux de Marie la maudite défunte sur les mains gracieuses de Rasko pour retrouver enfin le soulagement tant attendu. Ce dernier m’a proposé par la suite de l’accompagner à sa demeure où la mélancolie est tout sauf diabolisée. Nous avions parlé durant des journées entières de ce meurtre si captivant. Pour témoigner de l’amour qu’il éprouve à mon égard, il m’a offert la hache. Ce présent est signifiant d’une rupture avec les malheurs du passé et surtout de l’initiation d’une vie pas comme les autres, une vie où seules les lectures passionnantes et les mélodies splendides règnent. »

J’écoutais religieusement l’histoire de Nikov et m’y reconnaissais. Rasko nous a préparé la soupe en parlant de ses prochaines lectures. Nikov a réussi à enterrer son passé douloureux. Le mien me hante amèrement l’esprit. Une éventuelle aide de Nikov représentera-t-elle ma libération ? Me dira-t-il oui ? Ai-je vraiment besoin de lui ?

Ce fut un rêve.

Maudit soit à jamais Fiodor.

Le cri de l’injustice

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La situation de la femme marocaine se dégrade de jour en jour face au silence assourdissant de la société. Je partage avec vous le cri de l’injustice de Meryem BENALI, un cri fort et tenace.

« Ce soir, j’ai décidé de briser mon silence, ce silence amer capitonné d’offense et d’humiliation. Mon silence, ton silence, celui de nous toutes, nous, femmes d’aujourd’hui et mères de demain.

Pour toute la gente féminine, marcher dans la rue seule ou accompagnée n’est guère sain. Ceci ne peut en aucun cas se faire tranquillement sans qu’elle ne soit attaquée à tort et à travers. Une fois fatalement abordée, la conversation va du simple échange à un arsenal de paroles froissantes à la limite de l’insulte.

C’est désolant, on se fait harceler chaque jour, partout où on va et devant tout le monde, sans que personne ne réagisse pour arrêter ce qui peut finir en débauche. Le pire c’est que les gens autour, nous observent d’un œil suspect, d’un regard maléfique qui nous transforme de victime en coupable. On entend souvent une femme de passage vêtue d’une djellaba dire : « إيوا هي اللي جابتها فراسها لابسا داك الدجين مزير », et qui à son tour se fait harceler deux minutes plus tard. Non ce n’est pas le jean, ce n’est pas ton décolleté ou ta mini-jupe. C’est désormais une pratique, un rite, c’est devenu automatique pour ne pas dire inné. Il suffit juste d’être du sexe féminin, d’être une femme, pour ne pas passer inaperçue, loin des injures et des vocables malsains.

Hier, j’ai vécu ce que éventuellement toute autre fille comme moi a vécu, au moins une seule fois dans sa vie, quelque chose qui nous rend quotidiennement la vie amère et difficile, qui nous prive de toute liberté et du plus simple des droits, celui d’avoir une vie paisible, de ne pas être importunée, quel que soit la manière avec laquelle on s’habille et quel que soit notre statut au sein de la société.

J’ai fini ma journée de stagiaire à 18h et ai voulu rentrer chez moi. Habitant un peu loin de là où je fais mon stage, j’ai dû prendre un taxi. À quelque pas de ma destination, le chauffeur de taxi me disait : « وا غير سمحلي ألعايلة، مانقدرشي نوصلك تال رافاين، الطريق محفرة هانتينا كاتشوف، أنخليك هنايا والسلام ». Je n’ai pas voulu m’y opposer, je me suis dit que comme il ne me reste pas beaucoup de chemin à faire, ça serait bien pour moi de marcher un peu et de prendre un peu d’air frais sur la corniche.

À peine sortie du taxi, j’ai mis mes écouteurs pour éviter d’entendre tout commentaire saugrenu qui pourrait me provoquer d’une manière ou d’une autre. Soudainement, une voiture me bloqua le passage, j’enlevai mes écouteurs et on me balançait en toute insolence : « عطيني النميرة ديالك عفاك، غير النمرة وصافي » Je répondais : « سمحلي عفاك أسيدي، زيد ولا خليني نزيد، ماتبقاش هاكدا تابعني داير لي الشوهة »

J’ai baissé ma tête et ai voulu partir, il accéléra et me percuta la jambe. Je reculais et lui disais : « Avancez ! Allez-y monsieur ! » Il s’abstenait tout de même et c’est moi qui avançais. À peine j’ai voulu remettre mes écouteurs et continuer tranquillement mon chemin, il me balança à nouveau des injures que je ne pourrai jamais ôter de ma tête et que d’ailleurs je ne pourrai jamais reprendre pour vous illustrer l’horreur de ce que j’ai pu ressentir, des mots qui m’ont perforée le cœur et ont laissé mes larmes couler, tellement je me sentais méprisée et incapable de me défendre ou de m’indigner devant cette réalité horrible, qu’on subit à plein temps.
J’ai pris le numéro de son immatriculation, que j’ai noté péniblement, et ai repris mon chemin.

J’ai donc décidé, de poursuivre ce monsieur en justice et mon âme ne connaîtrait la paix que quand cet imbécile aura ce qu’il vaut. J’espère qu’elle me vengera et me rendra mon estime.

Ô femmes, Brisez ce silence et dites non à la drague ! Dites non à l’harcèlement !

Ô hommes, foutez nous la paix, je vous en conjure, et laissez-nous respirer ! Faites-vous une vie ! »

La conquête du malheur

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Mélancolie

Vivre malheureux et mélancolique a toujours été pour lui une obligation et non seulement une option vitale parmi d’autres. Au fil du temps, l’amertume est devenue la force équilibrante de son existence et l’initiation de son épanouissement. Cet univers à la fois insaisissable et controversé me paraît passionnant. Il me procurait l’immense envie d’y vivre toute une éternité.

Le bonheur serait fort probablement une illusion inexistante à laquelle les gens croient aveuglement et ne cessent de la chercher.

La mélancolie représente-t-elle l’ultime remède aux maux des temps modernes ? Qui sait ? Moi, peut-être.

Je pensais à lui attribuer un nom qui serait convenable à son cas paradoxal. La richesse du champ lexical n’est guère suffisante pour fournir une identité descriptive de cet individu.

Habitué des nuits blanches interminables, fidèle admirateur des ondes soufies et adepte du doute sous toutes ses formes et ses applications, il passait ses moments nocturnes à chercher le bonheur existentiel couvert d’un scepticisme éternel en savourant la poésie lyrique arabe raffinée musicalement par les les mélodies splendides du oudiste Dhafer Youssef. Ce dernier était jusqu’alors son seul et unique compagnon.

Sa vie était mélancoliquement captivante et agréablement passionnante. Il me semblait rayonnant en la décrivant ainsi. L’amertume est son illumination mystérieuse que j’essayais de décortiquer.

كفرتُ بدين اللّه والكفر عند المؤمنين حرام

J’ai renoncé à la religion de Dieu. La mécréance est un péché chez les croyants.

كفرت بدين الله والكفر واجبٌ عليَّ وعند الْمُسْلِمِينَ قبيح

J’ai renoncé à la religion de Dieu. La mécréance est mon obligation. Les croyants la considèrent abjecte.

Ce sont les paroles de la merveille « كفرتُ » interprétée somptueusement par Dhafer Youssef. Décidément, rien n’est laissé au hasard.

Je me suis permis d’être insistant pour avoir un aperçu identitaire sur mon interlocuteur occulte. Il n’a voulu partager avec moi qu’un seul élément: « Je m’appelle K ». Une réponse me venait aussi vite que l’éclair à l’esprit et sortait de ma bouche: « Kafka en serait ravi ». Choqué, il mit fin à notre échange en disant: « Reviens demain et oublie Kafka ».

Nos conversations ont toujours représenté la source de mes perturbations. J’étais étonnement frappé par son sang froid remarquable. L’attachement inconditionnel qu’il éprouvait à son quotidien mélancolique m’imposait la volonté d’en savoir plus. La bataille ne fait que commencer.

De retour chez K, je trouvais un tapis parfumé de prière, une chaise placée au milieu de la pièce et une corde soigneusement accrochée au niveau du plafond ténébreux. Sans vouloir approfondir la réflexion à propos des insinuations que peuvent transmettre ces trois éléments préalablement préparés, je me posais des questions et cherchais des réponses immédiates. Je détestais le doute. Lui, il l’adorait et le vivait sereinement.

J’avais peur, je m’inquiétais et je craignais le pire. Non, ma réflexion a été volontairement interrompue pour qu’elle ne soit pas l’initiatrice du cauchemar. La nuit durait une éternité. J’en étais sûr et personne ne pouvait me contredire. J’attendais impatiemment l’arrivée de K. Est-il mort ? A-t-il quitté la ville ? Où est-il caché ?

Un jour, il m’avait dit: « Tu sais, il n’y a rien de plus beau dans ce monde que la mélancolie. Elle est la seule et l’unique vérité. La vérité que je vis moi, toi et toute l’humanité sans qu’elle s’en rende compte. Oui, c’est désolant. Les peuples cherchent désespérément l’introuvable et l’illusion pour satisfaire qui ? Leur entourage peut-être. Je n’en sais rien et toi non plus. » Je me rappelais bien de ses mots et de ses traits délicats. Ses yeux transmettait la certitude et la bonté. K me faisait souffrir. Comment se fait-il que ce dernier soit douteux et détenteur d’une vérité ? Que cache-t-il au juste ?

Quel malheur d’être perdu au sein d’un univers de problématiques et de questions sans réponses ! Cependant, l’amertume est la source de mon épanouissement. Elle me fait vivre et me pousse à chercher la clarté de la pensée et à rester insistant auprès de mon compagnon à l’attitude réservée. Le rêve de conquérir son monde deviendra réalité.

Massar, c’est maintenant !

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Massar

Des lycéens enragés, des collégiens furieux et un climat scolaire mouvementé. Telles sont les caractéristiques d’une réalité regrettable d’une large partie des élèves marocains qui s’acharne contre le nouveau système informatique «Massar» instauré par le ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle.

C’est quoi, Massar ?

Le ministère nous éclaircit l’utilité de «Massar» en spécifiant qu’il a été initié dans le cadre de l’opération de conservation et de gestion des notes des contrôles continus des élèves. Ce système représente un outil informatique développé afin de faciliter la saisie, la gestion, le stockage et le transfert des différentes données concernant les fiches de renseignements des élèves, leurs inscriptions annuelles, leurs notes ainsi que les statistiques relatives aux taux d’enregistrements des données et d’autres éléments liés à la gestion interne des établissements scolaires.

Pourquoi les élèves ne décolèrent-ils pas ?

Telle est la question. Cherchons donc les raisons de leur acharnement sur «Massar».

Avant toute supposition, il est nécessaire de savoir que la mise en place d’un tel système, si rigoureux et intransigeant, au sein d’un environnement scolaire où règnent majoritairement l’ajournement et la procrastination ne serait pas facilement consenti par le corps enseignant et les élèves. D’où, fatalement, la vague de protestation naissante au cœur des établissements scolaires.

C’est une honte ! C’est une honte ! L’élève paresseux et l’enseignant procrastinateur sont en danger !

Tel est le véritable slogan qui caractérise la contestation éveillée des élèves et celle cachée des enseignants. Une large partie des collégiens, des lycéens et du corps enseignant est noyée dans un univers d’irresponsabilité et cherche désespéramment l’échappatoire illusoire en s’opposant au système «Massar».

«Massar» est-il bénéfique aux élèves, à leurs parents et au corps enseignant et administratif ? 

Concrètement, le système informatique largement contesté est sacrément utile aux acteurs cités ci-dessus, mais comment ?

Les craintes des élèves sont infondées et doivent être éradiquées par les évidences rassurantes que porte «Massar» et qui s’agissent d’assurer la saisie des notes correspondantes à l’assiduité ainsi qu’aux activités scolaires regroupant principalement la participation active des élèves. Il est aussi important de rappeler que l’idée répandue sur la correction exclusive des contrôles continus au sein des délégations et des académies du ministère est complètement mensongère. C’est les enseignants qui se chargent de préparer les contrôles continues selon les cadres de référence, de corriger les copies des élèves et de procéder par la suite à la saisie des notes au sein du système «Massar».

Les démarches administratives longues qui concernent le transfert des dossiers des élèves et la demande des documents relatives à leur scolarité seront remplacées par une gestion informatique intelligente à travers le système «Massar» qui garantira une sauvegarde sécurisée et une récupération simplifiée des données et générera un gain de temps considérable pour l’ensemble des acteurs du système éducatif.

Rassurez-vous, chers élèves de l’école publique ! «Massar» sera généralisé sur tout le système éducatif et s’appliquera sur les écoles privées, ce qui permettra d’y éradiquer tant de problèmes et d’incertitudes liées à l’octroi des notes qui reste toujours une source créatrice des inégalités entre les élèves marocains.

Les parents pourront, à travers ce système informatique ainsi que les portails électroniques des établissements scolaires qui seront crées prochainement, connaître les dates des contrôles continus, de s’informer sur les emplois du temps de leurs enfants, d’obtenir leurs résultats scolaires et de suivre leur apprentissage.

L’intégration des technologies de l’information et de la communication dans le système éducatif est en plein essor, ce qui explique la mise en place du système «Massar» au sein de 12000 établissements scolaires et la conservation de plus de 35 millions de notes jusqu’au 23 janvier 2014 par les administrations pédagogiques. Or, un effort est fortement exigé en ce qui concerne la formation sur la maîtrise des outils informatiques ainsi que l’utilisation de système «Massar» afin d’en faciliter la manipulation. 

Cependant, on reproche au ministère sa décision unilatérale de mettre en place «Massar» sans avoir consulté ni les représentants du corps enseignant et administratif ni les élèves et leurs parents. Un débat démocratique aurait dû avoir lieu afin d’établir un climat d’ouverture et d’échange constructif au sujet du nouveau système en question.

Des répercussions regrettables dans un futur proche ?

«Massar» ne peut avoir que des répercussions positives sur le système éducatif dans la mesure où il sera porteur de transparence et de démocratisation éradicatrices d’ajournement et d’irresponsabilité.

En guise de conclusion

Assurément, «Massar» ne peut être que bénéfique et utile au système éducatif marocain dans sa globalité. Ce système garantit un degré élevé de transparence et de clarté dans la gestion, la conservation et le transfert des données concernant les notes des contrôles continus des élèves ainsi que leurs fiches de renseignements.

Les élèves qui s’amusent à contester le système «Massar» doivent retourner à leurs établissements et non chercher à fuir leurs obligations et à sombrer dans l’indifférence. Il est temps de mettre fin aux pratiques irresponsables et de transformer le système éducatif en un exemple vivant de transparence dans la gestion.

Briser la bulle de la critique inutile, pure et dure à l’égard de toutes initiatives ou propositions de réformes est nécessaire pour faire avancer les choses au sein de notre société. Les citoyens sont, bien évidemment, dans l’obligation de rester vigilants vis-à-vis des actions ministérielles et des pratiques étatiques, mais sans s’abstenir de contribuer à l’aboutissement de toute démarche permettant de démocratiser un domaine et d’y instaurer la rigueur et l’exactitude.

« Pourquoi ? », s’interroge-t-il.

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Citoyen

 Enragé, perdu, indigné et exténué, tels sont quelques adjectifs qui qualifient le triste état de mon ami marocain, par malheur, me disait-il.

On se voyait souvent, il me parlait de sa perception à l’égard du Maroc ainsi que de sa profonde déception vis-à-vis de la situation de son pays. Je serais franc en disant que l’ami en question est cruellement ennuyant.

Il lisait “L’Étranger” à haute voix et répétait abondamment ce passage : « Là-bas, là-bas aussi, autour de cet asile où des vies s’éteignaient, le soir était comme une trêve mélancolique. » Il provoquait de la peine même en lisant un livre. Quelle amertume !

Je ne supportais plus ce climat déprimant que l’ami créait à chaque fois qu’on se voyait au Café du coin. J’ai pris mon courage à deux mains et je lui ai dit fermement :

« Mais arrête d’être ténébreux ! Tu es tragiquement démoralisant. »

Il s’est mis à pleurer à gros sanglots après avoir digéré péniblement ma réaction choquante et inattendue, s’est levé, par la suite, et m’a posé la question suivante :

« Pourquoi ? »

Et c’est ainsi que le dialogue d’inconnus, considérés amis, a commencé.

- Ta question est insensée.

-> Elle ne doit pas l’être puisqu’on vit au Maroc.

- Explique-toi !

-> Écoute ! Le Maroc est au bout du gouffre, les scandales se multiplient, les guides s’en foutent royalement, l’indifférence sociale règne nonobstant la conscience citoyenne, la pédophilie est tolérée, la presse est réprimée, la classe politique est dépravée et la nation plonge dans l’incertitude.

Tu sais, mon ami, l’indignation et la rage sont aberrantes et indésirables. J’ai toujours cru qu’il y a un remède à tous les dysfonctionnements sociaux, économiques et gouvernementaux que mon pays a connu et j’ai rêvé d’un Maroc meilleur, mais il s’est avéré que le pari était trompeur.

Mon attachement à l’équilibre de la patrie me dictait un rejet de l’option révolutionnaire à l’encontre des pouvoirs publics et ma petite cervelle n’y voyait pas d’incohérence avec les réalités actuelles et les enjeux futurs auxquels mon pays sera confronté jusqu’au jour où je me rendais compte du fait que ma naïveté m’a joué des tours. C’est scabreux!

- Continue, mon cher étranger !

-> Mes affirmations seront-elles relayées et transmises aux guides ?

- Sans le moindre doute.

-> Ça m’évitera de s’auto-censurer.

Il est partout et manipule tout afin de maintenir son existence glorifiée par certaines personnes et rejetée par d’autres maudits citoyens.

Les guides ne cessent de me décevoir et de me rendre allergique au poème de Mahmoud Darwich : « Sur cette terre. »

Leur Maroc ne me convient pas ! Je veux créer le mien, mais c’est inconcevable, m’ont-ils dit.

Certes, ils sont appréciés par les fidèles, mais l’amour que j’éprouvais à leur égard s’est évaporé à force de bouillir.

Que puis-je rajouter ? Je n’en sais rien.

Non, je veux dire que mon attachement envers la patrie est inconditionnel, que je suis marocain de cœur et nul besoin de revendiquer la marocanité du Sahara pour le prouver, que leur absolutisme me tue, que leur propagande me pulvérise et que mes doutes sur le maintien de leur pouvoir ne cessent de s’auto-consolider.

- Tu me fais peur !

-> Rentre à la maison et oublie ton pays !

J’avais l’impression que je parle à un fou et j’ai exécuté son ordre sur-le-champ en rentrant à ma maison et en oubliant ce Maroc dont il parlait.

Cet étranger évoquait l’incompréhensible, abordait la folie et attaquait l’intouchable.

Je suis revenu hier à notre lieu de rencontre habituel et le serveur de Café, m’a appelé en disant : « Venez ! L’étranger vous a laissé un mot avant qu’il quitta la ville. »

Surpris et déboussolé, j’avançais vers le serveur et il me remit une feuille au format A6 sur laquelle est écrit :

« Faites la révolution, pas la paix ! »

C’est ainsi que « Pourquoi ? » me venait à l’esprit.

La liberté a un prix

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Ali Anouzla

Dans un monde où les inégalités règnent affreusement, la liberté demeure une valeur absente à laquelle certaines personnes s’attachent et d’autres nuisent.

Il était une fois au plus beau pays du monde, une personne, dite journaliste, diffusait des informations et éclairait l’opinion publique autour de plusieurs sujets qui la préoccupent.

« Combien la monarchie coûte-t-elle ? », telle est la question que ce journaliste, nommé Ali Anouzla, s’est posée, le 28 octobre 2012, en publiant une chronique qui a traité avec pertinence et professionnalisme le coût que la monarchie Alaouite génère en le comparant avec ceux des autres systèmes de gouvernances monarchiques et républicains.

Sa majesté majestueuse Mohamed VI s’était absentée de la scène pendant une longue durée, ce qui a suscité une certaine inquiétude ainsi qu’une forme de curiosité sur les causes de cette absence inhabituelle du roi des pauvres, communément appelés les marocains.

C’est ainsi qu’Ali Anouzla s’est permis, le 04 juin 2013, d’évoquer le sujet, considéré tabou, de l’absence du monarque ainsi que ses liens avec sa santé et la gouvernance d’un pays qui agonise péniblement, au sein de l’une de ses chroniques grandioses qui connaissaient un partage massif auprès des internautes du Maroc et d’ailleurs.

Il est grandement important de rappeler qu’Ali Anouzla était le directeur de la version arabophone du journal électronique indépendant Lakome qui, ne l’oublions pas, a été le révélateur de l’affaire, désormais connue, de la libération accordée au ressortissant espagnol, Daniel Galvan Viña, condamné pour pédophilie. Le titre choc date du 31 juillet 2013 et a été le suivant :

« Grâce royale accordée à un espagnol, violeur de onze enfants, après avoir passé un an et demi en prison ! »

La révélation en question a été l’initiatrice d’une vague conséquente d’indignation et de protestations à l’encontre de la décision de libérer Daniel Galvan. Une mobilisation imposante a vu le jour et des manifestations se sont organisées au sein de plusieurs villes du royaume.

L’affaire #DanielGate a représenté une onde déstabilisatrice de la monarchie et l’a révélée au peuple marocain dans ces états les plus lâches et regrettables.

Croyez-vous qu’un journaliste, qui remet en cause le budget monstrueux accordé à la monarchie, qui se pose des questions sur l’absence du monarque, qui dénonce les inégalités sociales ainsi que la propagande médiatique que mène le Mekhzen et qui révèle au grand jour la décision d’accorder une grâce royale à un pédophile espagnol, continuera à exercer son métier en toute placidité au sein d’un pays tel que le Maroc ?

Nous connaissons parfaitement la réponse et le Makhzen nous a démontré qu’il l’a détienne aussi en procédant à l’arrestation d’Ali Anouzla et à son placement en détention préventive à la prison de Salé, destinée à la détention des prisonniers inculpés pour terrorisme.

Mais pourquoi ce journaliste a-t-il été arrêté ?

Il faut savoir qu’au Maroc, le Makhzen accorde une deadline aux personnes qui dérangent les pouvoirs publics, plus précisément, la monarchie. L’appareil étatique suit de près toute menace au maintien de son existence et attend le bon moment pour dévorer cruellement sa proie, ce bon moment était bel et bien la publication, le 13 septembre 2013, d’un article informatif et explicatif d’une vidéo attribuée à l’AQMI, Al-Qaida au Maghreb Islamique, comprenant une incitation de la part d’Abou Mosaâb Abdel Woudoud, l’émir de l’organisation armée, à commettre des actes terroristes au Maroc. L’article en question ne diffusait pas la vidéo et contenait un lien renvoyant au site Internet du quotidien espagnol El Pais, où la vidéo était disponible.

Nous avons vécu le #DanielGate et nous voilà en pleine lutte pour le #FreeAnouzla. L’appareil arbitraire du royaume chérifien ne cesse de démontrer sa bassesse et son exiguïté.

Il n’y a qu’un seul devoir patriotique auquel le peuple marocain doit accorder un intérêt conséquent, c’est bien le combat pour un état de liberté, de dignité et de justice sociale.

L’épanouissement à base de tricherie

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TricherieRien n’est plus rassurant au Maroc. Les valeurs humaines sont désormais oubliées et inexistantes de l’environnement social.

Un fléau cruellement monstrueux retient mon attention à chaque fois que les examens du Baccalauréat débutent. C’est bien la tricherie collective organisée, communément appelée « Tasribat« .

Comment a-t-on pu arriver à ce stade de médiocrité et de décadence ? Et quelle est la solution pour s’en sortir ?

Le système éducatif marocain est tellement défaillant que n’importe quel citoyen marocain ne peut le nier sauf, bien évidemment, M. EL OUAFA qui ne cesse de mettre en évidence une grandeur illusoire du concept éducatif existant. Pour répondre à la première question, il est nécessaire d’accorder un moment de réflexion profond à la situation de l’élève marocain, souvent négligé, qui s’empire au cœur de la médiocrité culturelle et la décadence sociale qu’on vit à l’heure actuelle.

J’estime que cette tricherie numérique et collective relève d’une réalité frappante qu’on a tendance à dédaigner. C’est bien la filouterie et la tromperie qu’on maîtrise parfaitement et qu’on met en œuvre à chaque fois que la possibilité nous est accessible.
S’il y a bien une raison pour laquelle ces futurs bacheliers trichent, c’est parce qu’ils ont perdu tout espoir qu’un jour, ils bénéficieront d’un enseignement juste et équitable. Ces derniers n’ont pas pu supporter les inégalités sociales qui règnent au sein de la société marocaine du bas de l’échelle au sommet de la pyramide. Leurs actes sont donc compréhensibles et bien justifiables. Reste à savoir comment peut-on remédier à ce phénomène hautement destructeur de la société.

Nous ne pouvons pas traiter la deuxième problématique sans tenir compte de celle d’avant et des répercussions de cette vague de tricherie collective sur le développement de la nation.

Il est primordial de rappeler les dysfonctionnements qui seront engendrés par ces actes abominables. Les bacheliers se retrouveront, sûrement, devant des seuils exorbitants et inimaginables et ne pourront, malheureusement, pas entamer leurs études supérieures au sein de l’école ou l’institut qui leur convient.

Mais la problématique est bien complexe que vous le croyez. C’est tout le modèle social qui s’affaibli cruellement puisque la tricherie ne représente nullement une alternative concrète de développement humain et de réussite professionnelle.

Maintenant qu’on a analysé les causes et les origines de ce fléau. Il est important de présenter des solutions pertinentes et convenables afin de mettre fin à cette situation critique que vit le Maroc à chaque fois que les épreuves du Baccalauréat débutent.

J’estime que la première phase consiste à éradiquer les pratiques illicites de tromperie et de supercherie du sommet de la pyramide sociale et gouvernementale puisqu’elles incarnent le modèle à suivre, bêtement, pour une grande partie du peuple et, vraisemblablement, des élèves. Ces derniers doivent tirer profit d’un système éducatif juste et performant qui leur transmet les valeurs morales et humaines de civisme et de patriotisme. Le sentiment d’exclusion disparaîtra ainsi de l’esprit des élèves et ils se sentiront dans l’obligation de ne pas cautionner des actes de tricherie aussi minables et lamentables que celles connues à l’heure actuelle.

Finalement, je me permets de vous dire, chers compatriotes, qu’une lueur d’espoir est bien visible au bout du tunnel, que ces élèves experts de la tricherie peuvent contribuer au progrès de leur pays en mettant en œuvre leurs capacités et aptitudes au service de la patrie et de la nation et que notre Maroc est au bout du gouffre mais nous sommes bel et bien capables de tout mettre en ordre avant que le pire soit arrivé.

L’hécatombe routière

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ImageSix morts dans deux accidents de la route dans la province de Safi. Quarante-deux personnes sont mortes le mardi 04 septembre lors d’une chute d’autocar, au sud de Marrakech. Dix huit personnes ont été blessées à différents degrés, le mercredi 03 octobre, dans un carambolage sur la rocade Rabat-Salé.

Chaque jour, onze marocains meurent sur nos routes. Tant de familles détruites à cause de ce fléau monstrueux.

Jusqu’à quand comptons-nous les dégâts matériels et les dommages corporels des accidents de la route au Maroc ?
Il est temps d’arrêter cette hécatombe routière ! Mais, comment procédons-nous pour y parvenir ?

Nous avons constaté que ce n’est pas une question d’application des lois et de réforme des sanctions. C’est les comportements irresponsables et quotidiens des individus sur la route qu’il faut changer.

L’égoïsme, l’irresponsabilité, l’indifférence, l’imprudence et le manque de respect représentent cinq éléments clés du profil de la plupart des conducteurs et des piétons marocains.

Il est 18h, c’est l’heure de pointe. Tout le monde au sein du champ de bataille qui est bel et bien l’axe central de la ville. À ce moment là, nous sommes en mesure de risquer nos vies pour aboutir à des fins personnelles négligeables.

Karim a 26 ans, il est un jeune chef d’un bureau d’étude au sein d’une entreprise. Son ami Mounir lui rappelle par un petit SMS la grande affiche de la soirée ! Le Classico.
Le match commence à 19h, Mounir attend Karim au Café de la corniche. Ce dernier a fini sa journée bien chargée à 18h30, il n’a qu’un seul et unique souhait : Être au Café à l’heure pour suivre la rencontre tant attendue.
Il est 18h45, Karim est en pleine conduite, il n’a pas mis sa ceinture de sécurité, notre jeune chef du bureau d’étude a commencé à appeler ses amis pour lui rejoindre au Café tout en dépassant la vitesse maximale autorisée en ville et en grillant imprudemment les feux rouges.

Karim craignait rater les dix première minutes du match plus que perdre sa vie à cause d’un éventuel accident routier mortel. Et c’est pourtant ce qui s’est passé quand soudain ce dernier a grillé en vitesse le feu rouge tout près du Café pour qu’il entre en collision meurtrière avec un camion qui venait de l’autre côté.

Karim est mort, il a laissé sa femme et son petit bébé seuls dans ce monde. Sa mère est morte à l’âge de 50 ans et son père est diabétique.
Deux familles déchirées dans un laps de temps à cause d’une fin personnelle.

S’il avait pris son temps pour mettre la ceinture de sécurité et de respecter le code de la route en roulant suivant la vitesse limitée en ville tout en s’arrêtant aux feux rouges.
Est-ce qu’on aurait pu arriver jusqu’à cette situation ? Le réponse est NON.

Conducteurs et piétons ! Soyons responsables et arrêtons tous ensemble ce massacre !

Arrêtons surtout de dire que « Ça n’arrive qu’aux autres  » ! Nous pouvons tous être dans des situations pareilles si nous n’optons pas pour un changement radical et immédiat de nos comportements quotidiens.

TOI qui est en train de lire l’article ! Piéton ou conducteur.

Respecte le code de la route et ne risque surtout pas ta vie et la vie des citoyens par ces comportements immatures et irresponsables qui ont coûté cher à notre société !

C’est ainsi que nous aboutirons à un Maroc CIVILISÉ !

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Je suis laïc

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Laïcité

Il faut créer un nouveau modèle social marocain établi sur la laïcité.

« La laïcité, c’est la disponibilité universelle du patrimoine humain, c’est la loi qui veut que chaque homme soit maître de son bien et que son bien se trouve partout où il y a des hommes. » Robert Escarpit

À première vue et dès que tu diras à un marocain : « On veut un Maroc laïque », il répondra : Tu es athée, tu es opposé à l’Islam et tu veux créer des bornes de tension au sein de la société.

Nous avons tendance au Maroc à considérer la laïcité comme un concept occidental qui est nouveau sur la société. La majorité des marocains n’est ni éduquée ni consciente de la situation actuelle. Il faut rappeler au peuple que les marocains étaient laïques à une certaine époque – avant le protectorat français -. Le peuple dispersé qui vivait à l’époque dans des communes indépendantes de la gouvernance Alaouite avait un mode de gestion social et gouvernemental totalement diffèrent du Makhzen. En revenant à la vraie histoire du Maroc qui est falsifiée par les pouvoirs publics, on remarque que les assemblées et les réunions des communes marocains à cette époque pour discuter à propos des problèmes sociaux, économiques et structurels reposaient sur la non-présence des gens spécialistes et chargés des affaires religieuses et les les communes insistaient à l’époque sur le principe de séparation de la société civile et de la religion et l’établissement de la société de valeurs humaines qui accorde le respect mutuel et la liberté pour tous. Le rôle des gens chargés par les affaires religieuses était de donner des conseils à la population et de répondre à leurs questions et problématiques en ce qui concerne la religion. La société marocaine vivait à l’époque dans une harmonie magistrale en adoptant la laïcité.Le Makhzen – qui appliquait à cette époque la loi islamique à la lettre – a voulu mettre fin à cette harmonie sociale qui régnait au sein des communes marocains en imposant sa présence par la suppression de ce modèle gouvernemental et social et l’adoption d’un nouveau mode de fonctionnement qui inclut cette mal-interprétation de la religion et cette marginalisation des juifs, chrétiens et athées marocains.

Après la présentation de ce petit passage de l’histoire marocaine, je poursuis mon analyse en donnant ma définition de la laïcité :

La laïcité est un modèle social complet qui repose sur la coexistence des religions, la liberté de croyance pour tous et bien sûr sur la séparation de la société civile et de la religion.

Comment créer ce Maroc laïque ?

Mon raisonnement sera établi sur trois étapes essentielles qui doivent être obligatoirement respectées.

1/ Conscientiser le peuple et généraliser la prise de conscience collective au sein de la société marocaine

J’estime que « La conscience est la base de tout changement », le peuple doit sortir de cette bulle dans laquelle il est enfermé depuis des décennies. Et pour y parvenir, je propose des alternatives :

- Changer radicalement le système éducatif qui représente la première cause des dysfonctionnements sociaux.
- Établir un nouveau modèle de la famille marocaine qui repose essentiellement sur la communication et l’échange entre les membres de la famille.
- Inventer un nouveau mode de fonctionnement des chaînes publiques au Maroc, ces bornes de propagande, de l’influence négative et de la non-conscience doivent connaître des réformes et des changements radicaux.

Ces trois tâches s’avèrent difficilement réalisables politiquement, parce qu’on note une absence totale d’une certaine volonté d’un changement de ces trois éléments de la part des pouvoirs publics. Et si le peuple veut ces changements, je dirais que ces tâches sont facilement réalisables.

Lorsqu’un jour le peuple veut vivre,

Force est pour le destin de répondre,

Force est pour les ténèbres de se dissiper,

Force est pour les chaînes de se briser

Après la finalisation de ces trois tâches qui doivent durer – suivant mon raisonnement – vingt années, on pourrait passer à la deuxième étape pour atteindre la laïcité :

2/ L’établissement d’une religion musulmane modérée

Cette étape est primordiale puisqu’on ne peut pas évoquer directement cette notion de la laïcité sans passer par un Islam modéré qui garantit le respect et la liberté et qui ne plonge pas dans un univers d’extrémisme religieux.

Vous allez me dire, cet état d’avancement nous suffit largement, nous n’avons pas besoin de la laïcité. Je réponds :

J’estime que le mode gouvernance islamique – à notre époque – ouvre grand les portes aux mal-interprétations de la religion par les extrémistes qui manipulent les citoyens marocains sans qu’ils le sachent, cela représente un danger pour la société, son identité et son intégrité et aussi une atteinte aux droits des non-religieux, des chrétiens et des juifs marocains qui représentent une partie non-négligeable de la population.

Dès qu’on aura établi cette nouvelle conception qui doit durer dix ans, on aboutira à la troisième et la dernière étape :

3/ Finalisation de ce grand chantier et l’aboutissement de la laïcité au Maroc

Rappelons le contexte, aujourd’hui : Dimanche 13 janvier 2013. Après trente ans de réformes, je dirais que la société est prête à accueillir ce concept de laïcité.

En 2043, les marocains conscients, éduqués – et qui connaissent bien leur histoire – seront prêts à écouter et digérer en toute facilité et compréhension ce concept qui n’a jamais été nouveau pour eux.
Ils vont surement comprendre que la laïcité est faite pour le Maroc, pour sa diversité, et pour son histoire.

« Trop souvent les hommes ont tendance à privilégier ce qui les divise. Avec la laïcité, il faut apprendre à vivre avec ses différences dans l’horizon de l’universelle, sans jamais oublier qu’on a des intérêts communs en tant qu’homme. » Henri Pena-Ruiz

Un blog, une nouvelle passion est née

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Mercredi 12 décembre 2012 | 23:32

Ainsi commence mon aventure de blogueur.

Plus qu'un regard

« Ecrire c‘est une respiration ! » Julien Green

C’est une envie de partage qui me pousse à écrire, j’aimerai transmettre à travers ce blog plusieurs aspects de la vie de tous les jours.

Ma vision du monde, les évolutions actuelles de la société marocaine, la scène politique, le militantisme, l’éducation, la censure et d’autres thématiques feront l’objet de mes prochaines publications.

« Ecrire enchaîne. Garde ta liberté. » Paul Valéry

La notion de la liberté peut s’illustrer en écrivant sur une feuille, en publiant un article ou en rédigeant un texte quelconque.

« Ecrire, c’est vider son sac. » François Mitterrand

Je vais vider mon sac en m’exprimant librement sur ce qui m’intéresse et ce qui vous intéresse.

« Ecrire c’est lever toutes les censures. » Jean Genet

Tous ensemble, levons les censures !

ET SECOUONS LE COCOTIER !

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